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La fondation Le Pont vers l’autonomie a été créée en juin 2013 par Samuel Fleurent Beauchemin dans le but d’aider son frère Guillaume. Coincé par la maladie qui l’envahissait, la dystrophie musculaire de Duchenne, Guillaume perdait son autonomie petit à petit, l’emprisonnant dans son corps.


Armés de courage, de détermination et d’ambition, les deux frères sont partis en quête de façons d’améliorer la qualité de vie de Guillaume. Ils ont découvert que des percées technologiques permettraient de changer sa vie à jamais en lui conférant la possibilité d’accomplir des tâches par lui-même.


Afin d’amasser des fonds pour acquérir l’équipement, ils ont organisé des événements et des défis sportifs, puis ont créé la fondation. En janvier 2014, Le Pont vers l’autonomie est finalement en mesure de changer la vie de Guillaume, un moment fort en émotions. Malheureusement, Guillaume n’aura pas pu se servir de la nouvelle technologie bien longtemps puisqu’il a rendu l’âme deux semaines plus tard à la suite de complications pulmonaires.


Bien que la perte de son frère aîné ait été l’épreuve la plus difficile de sa vie, Samuel a hérité de grandes leçons de Guillaume : la persévérance et le courage. Il a donc décidé de foncer et de poursuivre leur rêve commun en perpétuant la mission de la fondation : apporter une aide concrète aux personnes vivant avec des incapacités physiques sévères afin de leur fournir les outils essentiels pour l’atteinte d’une plus grande liberté.


Depuis sa création, en 2013, la fondation a changé la vie de 18 Québécoises et Québécois vivant avec des capacités physiques restreintes par l’octroi de bras robotisés.


Notre inspiration à jamais, Guillaume Fleurent Beauchemin

Guillaume Fleurent Beauchemin

Guillaume Fleurent Beauchemin, l'inspiration de la fondation, est né le 18 octobre 1988. Il avait tout d’un enfant normal jusqu'à ce qu’apparaissent les premiers symptômes de la maladie, vers l'âge de 6 ans.
Les premiers indices que quelque chose n’allait pas se sont caractérisés par des chutes fréquentes, la difficulté à se relever du sol, à grimper les escaliers, à courir aussi vite que ses amis ainsi qu'une tendance à marcher souvent sur les orteils et à se pencher vers l'arrière pour maintenir son équilibre.


À la suite d’une analyse musculaire approfondie, à l'âge de 7 ans, les médecins ont découvert que Guillaume était atteint de la dystrophie musculaire de Duchenne, une maladie neuromusculaire sévère qui affaiblit tous les muscles du corps y compris les muscles du cœur et de la respiration.


Guillaume a marché jusqu'à l'âge de 12 ans et a dû ensuite utiliser un fauteuil roulant qu'il a conduit à l'aide de ses bras jusqu'à 14 ans. Par la suite, il a reçu son premier fauteuil électrique. Vers l’âge de 20 ans, il a perdu l’usage de ses bras. Il est décédé le 8 février 2014, à l’âge de 25 ans.


Guillaume était une encyclopédie du hockey et un vrai passionné. Il aimait beaucoup la lecture et l'écriture de style fantastique. Il a même écrit 34 pages d’un livre avant de nous quitter pour le grand voyage. Il a fait preuve de persévérance et de détermination. Il est un exemple pour tous.


Toujours souriant, fier représentant du bonheur, il aimait faire rire et passer du temps avec sa famille. Un ange guidera désormais la fondation et il sera avec nous là-haut pour venir en aide à d’autres battants comme lui.


Guillaume a légué un héritage qui servira à améliorer notre communauté.


Depuis sa création, la fondation a tenu de nombreuses activités de financement dans la région des Bois-Francs et un peu partout à travers le Québec pour financer la mission de la fondation et accroître sa notoriété. Depuis juin 2015, la fondation a élargi son territoire à l’échelle du Québec pour répondre à la forte demande provenant des personnes handicapées et de leurs familles.

TÉMOIGNAGE DU FONDATEUR


Armés de courage et de détermination, Guillaume et moi sommes partis en quête d’amélioration de sa qualité de vie. Coincé par la dystrophie musculaire de Duchenne, mon frère perdait son d’autonomie petit à petit, ce qui l’emprisonnait dans son corps.

Je me suis rapidement senti privilégié d’être en contrôle de mon corps et j’ai voulu partager mon autonomie en prenant soin de mon frère. Ensemble, nous avons vite réalisé que notre propre bonheur dépendait de celui de l’autre et que nos forces complémentaires s’uniraient pour relever les défis que le destin nous présenterait.

Inspiré par mon frère et déterminé plus que jamais à lui venir en aide, j’ai créé la fondation Le Pont vers l’autonomie en juin 2013. De fil en aiguille, nous avons pu nous procurer un premier bras robotisé en janvier 2014.

C’est hallucinant le parcours réalisé par la fondation Le Pont vers l’autonomie depuis. On avance, un pas à la fois puis, lorsqu’on regarde derrière, on s’aperçoit qu’on n’est plus du tout au même endroit, qu’on est ailleurs, beaucoup plus haut en fait, à un autre niveau.

Je me pince chaque matin lorsque je m’imagine tous ces gens qui peuvent maintenant boire leur café seul. Dire que l’objectif initial était d’aider mon frère. Nous avons maintenant changé la vie d’autant de personnes.

Ça peut paraître froid de dire qu’on a remis des bras faits de plastique et de bouts de métal, mais au-delà de l’équipement de haute technologie, nous avons changé des vies. Pour le commun des mortels, porter un verre à sa bouche, manger, ouvrir une porte ou ramasser des objets au sol n’a rien d’un exploit. Pour nos bénéficiaires, il s’agit de petites victoires qui leur confèrent de l’autonomie, en plus de leur donner confiance en eux. L’objectif est évidemment de les garder à la maison, mais aussi de les retourner sur les bancs d’école et sur le marché du travail.

Reportage de CTV news

Lauréat Forces Avenir dans la catégorie Entraide, paix, justice.